La
Consolidation des Systèmes Bancaires
1)
Concurrence croissante.
2)
Incertitudes de l’environnement
fortes.
3)
Stratégies bancaires.
1)
Concurrence croissante.
La
recherche d’une efficience allocative accrue et d’une
plus grande efficacité productive des systèmes
bancaires a inspiré la déréglementation
et l’introduction de nombreuses innovations financières
dans les années 80.
Les forces de la concurrence ont ainsi été libérées
au sein des systèmes bancaires qui les avaient pratiquement
oubliées depuis les années 30. La combinaison
des innovations (notamment technologiques) et de la déréglementation
a souvent conduit à l’apparition de surcapacités
bancaires, (offre accrue des acteurs traditionnels et offre
des nouveaux entrants). Ceci a exacerbé la concurrence,
devenue parfois destructrice et a vite débouché
sur l’érosion des marges d’intérêt
sur les crédits…
D’abord compensée par l’accroissement rapide
des crédits octroyés à des emprunteurs
parfois très risqués :
•
Fortes asymétries d’information vis-à-vis
des nouveaux emprunteurs
• Sélection adverse au sein du portefeuille de
crédit : les grandes entreprises et meilleurs emprunteurs
lèvent leurs fonds sur les marchés de titres
• Absence de culture de la gestion des risques au sein
des banques après de nombreuses années de restrictions
de crédit.
La
montée des créances douteuses s’est souvent
accompagnée d’une diversification dans des activités,
pour préserver des profits satisfaisants. Certaines années,
le secteur bancaire de plusieurs pays est globalement déficitaire
(signe de surcapacité). Ces lourdes pertes poussent à
la restructuration du secteur bancaire. Cette restructuration
pose un certain nombre de problèmes spécifiques
qui différencient de la consolidation des autres branches
d’industrie, en particulier dans le cas des grandes banques
considérées comme « TOO BIG TO FAIL ».
Parmi les solutions pour faire face a leurs pertes :
•Adossement
a un partenaire plus puissant (banques Japonaises à
la fin des années 90)
• Recapitalisation par l’Etat dans le cadre d’une
nationalisation temporaire (système bancaire Suédois
après la crise de 1992).
• Structure de défaisance séparant bonne
et mauvaise banque (Crédit Lyonnais avec le Consortium
De Réalisation après 1992).
Les surcapacités, difficiles à mesurer, sont donc
difficiles à éliminer. Depuis plusieurs années
elles constituent un élément d’environnement
durable pour la définition et la mise en œuvre des
stratégies bancaires, notamment dans la banque de détail
ou la banque universelle.
2)
Incertitudes de l’environnement fortes.
L’environnement Macro-économique dans les pays
industrialisés présentera dans les années
à venir un certain nombre de traits relativement stables
:
• Poids des dettes publiques
• Faible inflation
• Nécessité de transferts inter générationnels
croissants en liaison avec le vieillissement de la population
Des incertitudes entourent en revanche :
• Les taux de croissance des économies et leur
volatilité selon les grandes régions économiques
• Les évolutions des déséquilibres
des paiements mondiaux (notamment le déficit Américain)
et leur impact sur les taux de change et leur volatilité
• La soutenabilité des forts taux de croissance
des grands pays émergents (notamment Chine, Inde, Russie)
et leurs conséquences sur :
o Les prix des matières premières
o La répartition des flux de capitaux internationaux
et ses conséquences sur la stabilité du système
financier mondial.
Le contexte réglementaire continuera vraisemblablement
à être tiraille entre deux tendance contradictoires
:
D’un côté :
• La poursuite de l’harmonisation internationale
de diverses mesures de contrôle prudentiel (ratio Mac
Donnough) et de règles comptables
•
L’ouverture croissante des systèmes financiers
sous la pression de l’OMC et du fait de la poursuite
de la construction de divers espaces régionaux.
De l’autre :
• La persistance de tentations protectionnistes et de
comportements individualistes de la part des pays qui cherchent
:
o Protéger leur système bancaire de la pénétration
étrangère.
o Ou / et à accroitre sa compétitivité
internationale.
La fiscalité et diverses normes (protection des consommateurs,
par exemple) jouent toujours à ces égards un rôle
crucial. Par ailleurs, les progrès technologiques continueront
à avoir un impact majeur pour façonner la structure
du système bancaire.
Les
stratégies bancaires
La
révolution financière: Causes de la révolution
financière.